Amis ! Si longtemps je rêvais d'évader ces eaux,
Remonter le courant, plonger comme l'oiseau.
Humer l'Océan de pensées exhaustives,
Enrichir avec joie l'humilité active.
Apprécier les derniers moments et ne plus revenir,
Fixer vers l'avant le regard avenir.
Saluons ensemble nos amis les savants,
Qui portent vers nous le savoir innocent.
Lettre s'en presse de changer d'univers,
S'aventurer vers les terres pour y voir à travers.
N'y trouver qu'une fleur étalée sur le sol,
Un soldat avec elle qui s'en-vole.
Ne plus ressentir le plaisir partagé,
Se perdre un jour, ne rêve, -nir jamais.
Attendre calmement que le temps s'écoule,
Pour qu'en fin, le rit-d'eau s'ouvre.
— Pierre B.
