Je sens là, le vent souffler sur mes paupières,
La tempête surgir au creux de ce grand bleu.
Sais-tu quel jour on est ? Sommes-nous toujours deux ?
L'ombre tisser un chemin vers la lumière.
Il est tout près de celui qui le regarde,
Toute seconde passée sombre nuit et jour.
Nous voyageons ainsi, et ce, depuis toujours,
Entre ici et là-bas, jamais entre-deux.
Vous de même, regardez le ciel flamboyer,
Saveur d'été, chante un long baiser volé.
Tombe dans les bras de cette ballerine !
Ils sont si beaux, ils sont si seuls, ils ne sont plus,
La mort, inhumaine, efface le surplus.
Rouge sang, le nuage efface les traces.
— Pierre B.
